Antananarivo d'antan

Comme toutes les villes principales, en particulier les chefs-lieux des provinces, on constate un important flux migratoire à Antananarivo. Ce déplacement massif de populations intra régional n’est autre que l’exode rural.

 

Actuellement la création des complexes industriels, des cités universitaires, des marchés, a favorisé ces déplacements surtout vers Antananarivo.

A mon sens nous ne pouvons pas évaluer cette migration massive, elle diffère suivant les infrastructures créées. 

 

Vue panoramique d'Antananarivo

 

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aux infrastructures créées, aux  décisions prises par la municipalité, un plan de réhabilitation des espaces urbains est mené dans la capitale, les pouvoirs publics tentent de maîtriser cette urbanisation notamment par la décentralisation et l’aménagement territorial.

Une des conséquences majeures fût la suppression du gigantesque marché : le Zoma, un rendez-vous  incontournable pour les commerçants venus de chaque coin d’Antananarivo à un endroit précis (sur la grande place de l’indépendance ) et qui se tient tous les Vendredis. Des cohues invraisemblables présentaient des insécurités, ce qui a provoqué la suppression de ce marché.

Ceux qui ont connu Tana il y a quelques années peuvent témoigner que la "Cité des mille" est plus présentable aujourd’hui, peu à peu elle s’embellit et retrouve le charme de son magnifique patrimoine architectural, menacé néanmoins par un modernisme obsédant.

En remontant le temps voire plusieurs années nous allons montrer à partir de ces photos ce que fût Antananarivo d'antan, la vie quotidienne des malgaches, je regarde ces photos non pas par une pointe d’amertume ou de nostalgie mais avec une grande admiration, pour moi cette période constitue un souvenir intarissable, pour ceux qui n’ont pas connu cette période j’ai mis quelques photos en noir et blanc datant de 1974 à 1976.

Marché du Zoma

Gare Brikaville


Ces photos résument la vie quotidienne des malgaches durant cette période : faste pour la plus part, certes l'urbanisation était moins intense, les ventes étaient florissantes surtout celles du marché du Zoma (marché populaire à l'époque qui se tenait tous les vendredis)

Plusieurs photos d'Antananarivo sont mises sur ce site, un choix personnel pour faire découvrir aux lecteurs ce que fût Antananarivo d'antan.

A travers ces photos je pense que nous pouvons revivre avec admiration cette période, émettre en chacun de nous une opinion objective et respectueuse.Il est impossible de faire renaître un passé. Le passé faisait partie de notre existence, on ne doit pas le blâmer ou l'ignorer, nous devrons le garder précieusement dans notre cœur, dans notre esprit, c'est la raison pour laquelle je relate cette période de peur que les souvenirs s'estompent avec le temps...

Pour terminer ce récit, nous évoquerons aussi la présence d'infrastructure ferroviaire durant cette période, actuellement les trains ne circulent plus sur les grandes distances (Antananarivo-Toamasina), les lignes fonctionnelles sont très réduites voire interrompues.

Si on rappelle le trajet ferroviaire Antananarivo-Toamasina, parmi les arrêts fréquents, Brikaville présente un arrêt plus imposant, devenu à l'époque un carrefour incontournable pour les vendeurs ambulants lorsque le train s'immobilise longuement, comme la photo ci-dessus l'indique.

Avec l’appui de ces photos, des histoires sur Antananarivo d'antan racontées par mes proches et des documents recueillis sur le Net, j’ai pu publier cet article, si toutefois il existe une ressemblance d'un article ou des photos mises sur ce site envers un autre site, ceci n'est que purement une coïncidence.
De cette publication, si certains récits vous paraissent démesurés, voire erronés, je recevrais avec plaisir les commentaires émis, de cette collaboration mutuelle que nous pouvons nous améliorer et nous progresser…

 

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14/04/15 18:05

Proverbes malgaches

 

De la terre rouge qui domine (le pays d'alentour) ne peut pas être cachée.

 

 

Tany mena mihoatra, ka tsy azo afenina.

 

 

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